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Boues d'eau potable : l'Afnor donne le la

LA RÉDACTION, LE 1er OCTOBRE 2015
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L 'Afnor publie le guide FD X33-020 qui va enfin permettre aux professionnels de l'eau et du monde agricole de s'accorder sur la valorisation des boues d'eau potable. Le vide juridique sur le sujet n'a pas encore été comblé, mais l'Afnor a publié ce premier « guide des bonnes pratiques pour leur élimination et leur valorisation ». Jusqu'à présent, les préfets n'avaient pas d'autre option que de s'appuyer sur la réglementation appliquée aux boues de traitement des eaux usées. Or, « les boues d'eau potable ne sont pas constituées des mêmes compo sés minéraux et organiques. Par exemple, on n'y retrouve jamais de composés organo chlorés », explique Yvon Durand, l'ingénieur expert de Veolia qui a coordonné le projet. En revanche, elles contiennent des produits de traitement, potentiellement indésirables, comme l'aluminium. Ce guide propose donc une classification des boues de potabilisation selon le traitement de l'eau dont elles sont issues, afin de garantir leur innocuité et leur traçabilité. Il les range en quatre catégories : les boues de clarification et d'affinage, de décarbonatation, de déferrisation (ou démanganisation) et, enfin, de reminéralisation. Une fois épaissies et déshydratées, elles sont appelées terres de décantation. Ce gisement, estimé à 200 000 tonnes de matière sèche par an, peut présenter un intérêt agronomique, en particulier si elles renferment de la chaux. Ce qui pousse Yvon Durand à prendre le parti de la voie de l'épandage agricole dans ce guide, « car c'est l'une des voies d'élimination des terres de décantation les plus écologiques et parce que c'est la voie la plus utilisée par les grosses usines de production de l'eau actuellement ». Il fallait tout de même introduire une contrainte et c'est chose faite. Ce guide propose un protocole d'échantillonnage et d'analyse de ces terres de décantation pour mieux définir leur valeur agronomique. « Il détaille aussi les doses limites à respecter », précise-t-il. Ce document s'adresse en priorité aux agriculteurs, aux producteurs d'eau ainsi qu'aux collectivités. Yvon Durand espère « qu'il donnera naissance à une future réglementation ». MBo


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