Le site pilote de ferme maraîchère urbaine, qui sera installée à l'Insa de Lyon par l'entreprise FUL, va permettre de tester le bon fonctionnement du dispositif avant la réalisation des premières unités de production, à grande échelle. Pour le concrétiser, FUL a reçu près de 300 000 euros de subventions publiques. L'entreprise est accompagnée par l'Institut national des sciences appliquées (Insa), l'Institut supérieur d'agriculture et d'agroalimentaire Rhône-Alpes (Isara) et l'Inra d'Angers, tant pour son développement commercial que dans l'optimisation des techniques de production, et la croissance d'autres végétaux que la salade, plante test du projet. L'objec-tif de ces fermes urbaines est de produire des plantes en grande quantité et à un haut niveau de qualité en milieu urbain, hors-sol et en mode vertical, selon une ingénierie écoresponsable vers un niveau zéro de pesticides et avec une consommation d'eau optimale. « Selon nos calculs, un bâtiment avec 2 200 m² de surface agricole utile produirait autant que 1,2 hectare en plein champ. Et notre système d'utilisation des eaux de pluie en circuit fermé consommerait dix fois moins que l'agriculture traditionnelle », souligne Philippe Audubert, président de FUL SA. D'autres projets commencent à germer en France. À Romainville (93), l'association le Paysan urbain a testé pendant six mois, sous une serre de 50 m², la culture de micropousses en bacs. « Nous avons étudié les solutions techniques autour du substrat, les cycles de culture… puis le marché. Le retour sur nos produits étant très positif, nous pouvons passer à la construction d'une serre de 300 m² », annonce Benoît Liotard, fondateur de l'association. La ville devrait accueillir une tour maraîchère en 2018…DB