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Cap sur le sommet de la Terre

LA RÉDACTION, LE 18 AVRIL 2011
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Les 11 et 12 avril, ce sont 200 acteurs du secteur privé, venus du monde entier, qu'ont rencontrés à Paris les membres du programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue). L'économie verte était au centre des discussions. Le Pnue prépare, en effet, le sommet de la Terre de Rio de Janeiro (Brésil), prévu en juin 2012. Dans cette optique, il sollicite des avis sur son rapport, paru en février, sur la transition vers une économie verte (voir notre numéro 87). « En particulier la part de l'industrie, qui sera un acteur majeur de la mutation », souligne Sylvie Lemmet, directrice de la division technologie, industrie et économie du Pnue. Selon ce rapport, investir 2 % du PIB mondial - soit 1 300 milliards de dollars - par an dans des secteurs clés assurerait la transition vers une économie à bas carbone utilisant efficacement les ressources naturelles. À moyen terme, ce scénario générerait même davantage de croissance et d'emplois que les politiques actuelles. À condition de mobiliser les entreprises dont « la raison d'être n'est pas de sauver la planète, mais de créer de la valeur. C'est extrêmement important d'avoir des arguments pour convaincre les directeurs financiers », insiste Patrick Widloecher, conseiller du président du groupe La Poste. Un objectif globalement partagé pour lequel « nous avons besoin de plans visibles, d'engagements des actionnaires, d'un cadre politique et d'outils », commente Katrina Destrée Cochran, directrice des initiatives de responsabilité sociale chez Alcatel Lucent. Une priorité est sortie renforcée des échanges entre les participants : « Évaluer le coût des externalités », résume Martina Bianchini, vice-présidente de Dow Chemicals, évoquant le besoin d'outils communs pour calculer l'impact sur l'eau, le climat et la biodiversité des entreprises. « Le grand enjeu est désormais de fusionner les rapports financiers avec ceux de responsabilités sociales et environnementales », retient Sylvie Lemmet, signalant la réflexion en cours du groupe de travail IIRC (International Integrated Reporting Committee). Le but : faire de l'économie verte un levier de performance et de réduction des coûts.


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