Remis le 27 avril au gouvernement, le rapport Louis Nègre - sur la recharge en France des voitures électriques - a fait réagir dès le lendemain, lors d'un colloque sur l'électromobilité du groupe Les Échos. Selon ce rapport, 90 % des recharges seront réalisées dans des lieux privés, surtout au domicile. Mais « les prises de courant des maisons n'ont pas été conçues pour fonctionner en continu pendant huit heures », alerte Xavier Defroment, directeur France de Legrand. À la clé, un risque d'incendie selon le spécialiste de l'électricité dans le bâtiment. Il en a profité... pour annoncer la commercialisation, en septembre, d'une prise sécurisée. Sur l'espace public, « l'infrastructure ne doit pas être conçue comme des bornes de recharge... mais de décharge », prévient de son côté Rachid Itani, P-DG du spécialiste de la mobilité Balderrie Énergies. Traduction : mieux vaut considérer la voiture à batteries comme un moyen de stocker l'électricité et de compenser l'intermittence des énergies renouvelables. Au lieu d'une simple électrification de la mobilité individuelle.