S'implanter durablement sur le marché tricolore. Tel est l'objectif annoncé de Yingli Green Energy. Le fabricant chinois de panneaux solaires ne semble pas préoccupé par les polémiques suscitées, en France, par l'importation de matériels photovoltaïques asiatiques. Fondée en 2010, sa filiale française veut passer à la vitesse supérieure. « Nous cherchons des partenaires pour faire homologuer nos panneaux avec leurs systèmes d'intégration au bâti », confie Arnaud Catrice, responsable de la filiale France. Dans ses usines chinoises, Yingli prévoit d'augmenter ses capacités de production de 1 à 1,7 gigawatts d'ici à la fin de l'année. Et réaliser des économies d'échelle en conséquence. Avec une telle force de frappe industrielle, la France ne représente finalement qu'un débouché mineur : « 2,5% de la puissance photovoltaïque installée, au total, dans le monde. Mais son marché est intéressant pour les acteurs présents », indique Arnaud Catrice. Yingli cible, en effet, les grands énergéticiens et les groupes de BTP, des clients qu'il se propose d'accompagner dans leurs projets photovoltaïques à l'export. Yingli veut se positionner dès à présent sur « les marchés de demain » : les États-Unis... et la Chine.