La Prius hybride rechargeable confirme son faible niveau d'émissions de CO2 à 59 grammes au kilomètre, et consomme 40 % moins de carburant qu'un diesel. En mode thermique, le véhicule Toyota roule pourtant à l'essence, plus émettrice de CO2 que le diesel. L'enseignement est tiré de la première année de conduite en configuration réelle des 70 modèles en test à Strasbourg. L'expérimentation valide une autonomie de 20 km en tout électrique, pour une distance moyenne parcourue de 13,9 km. D'un utilisateur à l'autre, la consommation varie de 1,6... à 4 litres aux 100 km. Toyota l'explique par la fréquence d'utilisation du moteur thermique - 46 % des conducteurs effectuent un ou plusieurs trajets de plus de 100 km chaque semaine - et par les pratiques de recharge de la batterie lithium-ion, « principal point à améliorer », selon Michel Gardel, vice-président de Toyota Motor Europe. La recharge reste trop peu fréquente et incomplète : elle est effectuée à 100 % dans seulement 57 % des cas. Seules 4 % des recharges s'opèrent sur des bornes publiques, toutefois « indispensables pour rassurer le conducteur », estime Igor Czerny, directeur transports et véhicules électriques chez EDF, partenaire du projet. Le test se poursuivra pendant deux ans. Il est prévu d'étudier des solutions pour décaler la charge en dehors des heures de pointe.