Si rien n'est fait, la consommation de pétrole dans les transports - aéronautiques, navals, routiers - pourrait grimper de 40 % d'ici à 2030. C'est la conclusion de l'étude « Repowering transport » du Forum économique mondial et du cabinet Booz & Company. Selon ce rapport, un investissement moyen de 400 milliards de dollars par an jusqu'en 2030 permettrait d'introduire 25 % de sources d'énergies alternatives dans la consommation mondiale (électricité, biocarburants, gaz naturel pour véhicules...). Et de maintenir à son niveau actuel la soif en pétrole des transports. Pour les auteurs, le manque actuel d'investissements n'est pas dû à un problème de disponibilités des fonds : « Ces besoins en capitaux sont modérés si on les compare aux 740 milliards de dollars dépensés chaque année dans le monde en subventions pour le pétrole. » Ou encore au chiffre d'affaires mondial - 4 500 milliards de dollars - du secteur des transports. Mais il est dû aux incertitudes réglementaires et à celles sur l'évaluation des risques encourus par les investisseurs.