Les deux organismes ont présenté les résultats d'une étude commune. Sollicités il y a deux ans par le ministère de l'Écologie, l'Ineris et le CSTB ont planché sur l'impact des installations photovoltaïques en cas d'incendie. Conclusion : « La réglementation semble suffisante », rassure Stéphane Duplantier, responsable à l'Ineris du pôle PHD (phénomènes dangereux et résistance des structures). Dans le résidentiel, la présence de panneaux cristallins aurait un effet, mais relativement minime. « La température dans les combles atteint 50 °C en six minutes avec le panneau... contre onze minutes sans », chiffre Stéphane Duplantier. La différence est due à l'isolant du système photovoltaïque, composé d'un matériau combustible dans l'expérience. L'Ineris et le CSTB ont aussi testé des échantillons de technologies couches minces (en tellure de cadmium et en silicium amorphe) pour grandes toitures industrielles. Leur constat : c'est le support d'étanchéité, plutôt que les cellules, qui a tendance à propager l'incendie. À noter que l'étude a porté sur le seul phénomène de propagation d'un feu, pas sur le risque d'inflammation.