« 2010 a été une annus horribilis », a reconnu Claude Trink, le 16 juin, lors de la conférence mensuelle de Cleantuesday, association de promotion des cleantech. L'ex-coprésident - durant le moratoire - de la concertation sur l'avenir de la filière photovoltaïque est revenu sur les atouts et limites du nouveau cadre réglementaire. Son constat : « la question n'est pas réglée ». Pour l'ingénieur général des Mines (au ministère de l'Économie), l'objectif était de maîtriser l'essor du photovoltaïque avec une cible de 5 400 mégawatts en 2020. Le nouveau cadre a, selon lui, le mérite de réduire le coût pour le consommateur d'électricité et d'introduire la notion de recyclage... Mais des défis restent à relever, et non des moindres. Pour les appels d'offres, éviter « une lourdeur telle que seuls les plus gros acteurs puissent répondre ». Son conseil : s'inspirer pour leur rédaction des pays anglosaxons, qui ont « une culture des appels d'offres ». Autre incertitude, comment les banques réagiront-elles au nouveau cadre ? Enfin, la filière française « doit regarder d'autres marchés... à l'étranger », juge Claude Trink. Car ce ne sont pas « des tarifs élevés de rachat qui créent une industrie ».