Le classement des cours d'eau pourrait avoir un fort impact sur le développement de l'hydroélectricité de petites et moyennes puissances. C'est l'alerte lancée par le syndicat professionnel France Hydroélectricité. D'ici à la fin 2011, les préfets de bassins doivent décider des cours d'eau classés en liste 1 au titre de la loi sur l'eau. Les catégories « réservoir biologique », « très bon état écologique » ou accueillant des migrateurs amphihalins peuvent y prétendre. Or ce classement rend impossible tout aménagement, notamment hydroélectrique. Le verdict sera rendu sur la base des évaluations des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage). D'après Anne Pénalba, présidente de France Hydroélectricité, si tous les cours d'eau susceptibles d'entrer dans la liste 1 y étaient effectivement admis, « 90 % du potentiel de développement de l'hydroélectricité serait bloqué ». Cela remettrait en cause les objectifs gouvernementaux d'augmentation de la production hydroélectrique de 3 térawattheures d'ici à 2020. Une cible critiquée par des associations, dont France nature environnement, qui craint « la destruction, à terme, des derniers tronçons de rivières vivantes du pays ».