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Un duo gagnant pour stocker l'électricité ?

LA RÉDACTION, LE 4 JUILLET 2011
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Éolien et photovoltaïque vont-ils pouvoir répondre à leurs détracteurs ? Leurs promoteurs sont souvent en butte aux arguments d'injection, dans le réseau, d'une électricité intermittente. « Aujourd'hui, un réseau public ne peut absorber plus de 30 % de puissance fournie par les énergies renouvelables et ce seuil est déjà atteint dans la plupart des territoires d'outre-mer », estime Jérôme Billerey, président du directoire d'Aérowatt, producteur d'électricité éolienne et solaire. « Si aucune solution de stockage fiable et de dimension industrielle n'est développée, il sera tout simplement impossible de développer des capacités éoliennes ou photovoltaïques supplémentaires dans ces territoires insulaires », prévient-il. Sur ce constat, la société orléanaise a lancé le projet EneRStock, qui porte sur le stockage de l'électricité. Ce programme de R & D a retenu l'attention des pouvoirs publics, avec une enveloppe d'un million d'euros accordée par le Fonds unique interministériel. EneRStock a aussi été labellisé par les pôles de compétitivité Capernergies, S2E2 et Tenerrdis. Il vise à développer, d'ici à 2013, un pilote industriel associant deux technologies, des batteries lithium-ion et l'hydraulique, par un procédé gravitaire à retenues collinaires : une pompe à eau remplit un bassin haut et le déversage dans un bassin bas active une turbine, qui restitue l'électricité stockée. Les batteries lithium-ion, qui tendent à devenir un standard selon Aérowatt, apportent de la puissance immédiatement disponible et un rendement élevé le temps de démarrer le système hydraulique. Le procédé risque-t-il de restreindre les producteurs d'électricité à des sites pourvus de capacités hydrologiques ? « Faux problème », rétorque Jérôme Billerey. « La production et le stockage peuvent parfaitement être dissociés. L'électricité produite par les centrales nucléaires françaises, qui doivent aussi répondre à des problématiques de gestion de charge, est aujourd'hui stockée dans les Alpes ! ». Comprenez, dans les barrages alpins. EneRStock devrait représenter une dépense totale de deux millions d'euros. Piloté par Aérowatt, le projet va intégrer un faisceau de compétences éprouvées. Le consortium rassemble ainsi le constructeur de centrales hydrauliques Mecamidi, le fabricant de batteries Saft, l'énergéticien EDF, le cabinet d'ingénierie Sogreah Consultants et des laboratoires académiques (l'université de la Réunion et Grenoble INP). Le démonstrateur devrait être installé sur un site réunionnais d'Aérowatt qui accueille une centrale éolienne de 10 mégawatts (MW) et une centrale photovoltaïque de 3,3 MW. Ce pilote permettrait de stocker six à huit mégawatheures. Il va permettre de régler des problèmes de pilotage et de gestion des cycles de production d'électricité, qui ne sont pas les mêmes pour l'éolien et le solaire, ce dernier étant marqué par l'alternance jour/nuit. À court terme, le consortium vise le marché de la production d'énergie en zone insulaire. « Mais naturellement, lorsqu'une offre validée technologiquement et soutenable économiquement sera développée, elle devrait susciter l'intérêt des producteurs européens en Europe du sud, mais aussi en Allemagne », espère Jérôme Billerey, qui guette les conséquences de la sortie annoncée du nucléaire outre-Rhin. En guise d'obstacle, ce n'est pas la concurrence qui effraie le plus les promoteurs d'EneRStock. Certes, d'autres équipes - aux États-Unis, au Japon... - travaillent sur des solutions différentes, comme les batteries sodium-souffre retenues par NGK et EDF Énergies Nouvelles. « Mais notre vrai sujet d'inquiétude est réglementaire. Nous ne savons pas aujourd'hui contractualiser et valoriser l'électricité stockée issue du renouvelable ». Un nouveau contrat de services, permettant d'amortir l'investissement initial et l'exploitation, doit impérativement être établi. Le défi du stockage d'électricité n'est pas que technologique.


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