« Greendustry Paris Région » est officiellement né. Tel est le nom du nouveau plan filière d'Ile-de-France destiné aux éco-activités. Il a été présenté le 6 juillet par une grappe d'acteurs publics (conseil régional, chambres de commerce et d'industrie...). L'initiative cible les secteurs déchets, eau, efficacité énergétique et énergies renouvelables. Mais aussi les technologies de l'information et de télécommunication utiles aux éco-activités. L'objectif ? « Accélérer la croissance des PME régionales », cadre Thierry Delarbre, directeur général d'Advancity. Le pôle de compétitivité consacré à la ville et à la mobilité durables pilotera ce plan de trois ans. Un budget annuel de 1,2 million d'euros est évoqué. Concrètement, une série d'outils sont proposés aux PME : annuaire en ligne (http://ecoactivites.advancity.eu), déjeuners d'affaires, accompagnement sur les ressources humaines, séminaires présentant les marchés internationaux, visibilité sur le salon Pollutec... Autant de soutiens bienvenus, mais dont les limites sont déjà pointées du doigt. « C'est bien d'avoir des interlocuteurs dans la sphère publique », juge Jean-Emmanuel Gilbert, président de Vigicell, spécialiste de la qualité de l'eau. Mais le plan ne prend pas suffisamment en compte, selon lui, les difficultés de commercialisation : le rôle des acteurs publics « est de lancer un marché pour générer des références et des retours d'expérience en situations réelles », signale-t-il. Mise en réseau, financement... « On est enfin dans l'opérationnel. Il reste plusieurs enjeux », nuance Jean-Marc Brulé, conseiller régional en charge des éco-activités. D'abord identifier « les vrais besoins d'avenir » face aux enjeux écologiques et, en fonction, accorder des priorités aux écotechnologies. Ensuite, inscrire leur développement dans les territoires, avec une logique de proximité. « Il faut penser fabrication et distribution locales, circuits courts... », suggère-t-il. Pour, enfin, bâtir de véritables pôles d'entreprises sur les éco-activités.