Le consortium GreenLys, conduit par ERDF, sur l'expérimentation de réseaux intelligents, a reçu le 14 juin l'accord de Matignon. Le Commissariat général aux investissements d'avenir avait déjà émis un avis favorable à ce projet de près de quarante millions d'euros sur quatre ans. Tout comme l'avait fait l'Ademe, qui l'a retenu dans le cadre d'un appel à manifestations d'intérêt. Les membres du consortium (ERDF, GDF Suez, Schneider Electric, Gaz Electricité de Grenoble et Grenoble INP) démarreront donc des tests à Grenoble et à Lyon fin 2011. Ils utiliseront les compteurs communicants du projet Linky, dont le déploiement a été expérimenté dans la région. Dans chacune de ces deux villes, une plateforme de pilotage à distance sera raccordée aux compteurs de 500 clients résidentiels et de 20 sites tertiaires. L'objectif ? « Injecter progressivement de l'intelligence dans la gestion du réseau électrique », explique-t-on chez ERDF, « pour améliorer sa réactivité et limiter les temps de coupure ». À terme, l'architecture de télécommunication GreenLys doit permettre, simultanément, de développer les sources éoliennes et photovoltaïques, de proposer aux clients des solutions de gestion de l'énergie, d'en stocker, de recharger des véhicules électriques... Cet horizon suppose d'inventer des modèles économiques adaptés. Dans l'immédiat, l'expérimentation vise donc, d'ici à 2015, à évaluer les modalités de création de valeur autour du « smart grid ». Les partenaires étudieront les possibilités de réduire les factures énergétiques, les émissions de CO2, d'optimiser les investissements réalisés...