En un an, Cap Vert Énergie, créée fin 2009, avait monté des projets photovoltaïques pour une puissance cumulée de deux mégawatts (MW). Mais avec le moratoire, « 75% de l'effort commercial a été réduit en fumée », se désole Pierre de Froidefond, son directeur général. Il a fallu revoir la stratégie. Une levée de fonds de 2,2 millions d'euros, auprès d'investisseurs privés, vient de permettre le rachat de neuf projets avortés jusqu'alors pour manque de financement, pour un total de 1,3 MW. Ces projets, pour la plupart intégrés au bâti d'exploitations agricoles, seront raccordés avant la fin de l'année. Une deuxième levée de fonds est en préparation pour acquérir 1,7 MW. Cap Vert Énergie proposera également, dès septembre, une nouvelle offre pour les bâtiments à construire ou à rénover en s'appuyant sur la RT 2012. Mais l'entreprise va aussi s'orienter vers la méthanisation, avec des unités de 500 kilowatts à 2 MW. Dernier volet de sa diversification : une activité de services et d'exploitation pour le compte de tiers (maintenance...). L'objectif est d'exploiter, fin 2014, un parc d'une puissance de 24 MW.