L'association de collectivités Amorce a publié les résultats d'une enquête sur les réseaux de chaleur. Elle s'est appuyée sur son « club » interne C3biom, qui réunit des collectivités recourant à la chaleur biomasse. Pour l'année 2010, Amorce recense 470 réseaux qui l'utilisent, essentiellement dans la moitié est de l'Hexagone. En milieu rural, les petites chaufferies bois (moins de 500 kW) sont légion, vingt fois plus qu'il y a treize ans. Presque uniquement exploitées en régies. « La recherche de l'équilibre économique passe parfois au second plan », alerte Amorce, en s'interrogeant sur le devenir de ces projets ruraux si les aides fournies par l'Ademe dans le cadre des Contrats de projets État-Régions (CPER) venaient à disparaître. Surtout exploités en délégation de service public, les réseaux urbains produisent en moyenne plus de 1,5 mégawatt (MW). Souvent assistés par du gaz, ils desservent logements collectifs, établissements scolaires, bâtiments municipaux (gymnase, bibliothèque, salle polyvalente, centre de loisirs...). Mais très peu de maisons individuelles, et encore moins l'industrie. Les réseaux les plus puissants (plus de 3 MW) représentent un tiers du parc et contribuent à plus des trois quarts de la production nationale.