Bureau Veritas vient de certifier le calculateur CO2 que Stef-TFE a conçu et expérimenté. Pourquoi cet outil ?
Nous avons conçu ce calculateur qui génère automatiquement l'empreinte carbone des opérations de transport du groupe en France. Ce ne sont pas des calculs théoriques, mais bien des restitutions en temps réel. Nous l'avons développé à la demande de nos clients, mais il ne s'agit pas de fournir cette information à tous. Celle-ci n'a de valeur que pour les entreprises qui développent une stratégie globale de diminution de leur empreinte carbone, en agissant notamment sur l'optimisation des transports et de la logistique à laquelle nous devons réfléchir ensemble.
L'empreinte carbone est-elle prise en compte par vos clients ?
Le développement durable est partie prenante de chaque décision commerciale. Les entreprises prennent toujours en compte le niveau de services et le coût, mais y ajoutent l'empreinte carbone. Cela fait évoluer notre relation client. Du fait des contraintes économiques et de l'évolution majeure des modèles de distribution alimentaires, tout est devenu plus complexe. On ne peut pas se contenter d'avoir une relation client-fournisseur d'opportunité, on est obligé de se mettre autour d'une table, de travailler les processus et l'organisation pour chacun d'entre eux. Et une société de services qui apporte de nouvelles solutions à un prix acceptable, fera toujours la différence.
Justement que proposez-vous à vos clients ?
Nous avons travaillé prioritairement sur l'optimisation et la massification des flux. Cela passe par le regroupement des stocks de plusieurs industriels dans des entrepôts régionaux, par exemple. Nous avons également agi sur notre offre de transports. Sur la route, la totalité de notre flotte sera aux normes Euro 5 d'ici à la fin de l'année et nous utilisons des semi-remorques à double étage. Nous développons aussi le multimodal sur deux grands axes Ouest-France vers Lyon et l'axe Lille-Paris-Lyon-Marseille.
Vous expérimentez également de nouveaux véhicules ?
Nous expérimentons des groupes frigorifiques cryogéniques mis au point avec le concours d'Air liquide. Ils fonctionnent à l'azote liquide et n'émettent pas de CO2 lors du transport. Enfin après le camion hybride, nous travaillons avec Renault Trucks sur un camion frigorifique 100 % électrique, bientôt en test.
Quels sont vos projets pour 2012 ?
Nous allons travailler très activement sur la distribution urbaine à Lyon et Paris qui ont mis en place des groupes de travail auxquels nous participons. Et nous menons une réflexion sur la certification Iso 14001. Aujourd'hui, seule notre filiale maritime, La Méridionale, l'est.