Avec la conclusion d'un partenariat avec Nestlé Waters France, Canibal concrétise un peu plus son projet de collecte hors foyer des déchets d'emballages. Toutes les briques du modèle économique de la société, reprise par Stéphane Marrapodi et Benoît Paget, sont désormais en place. La dimension ludique - possibilité de toucher un « jackpot » en jetant un emballage dans la poubelle Canibal - aboutit avec la participation de Nestlé Waters France. L'entreprise s'est engagée à fournir deux des cinq coupons de réduction qu'il sera possible de gagner. Côté commercialisation, « cinquante machines arriveront fin octobre chez les premiers clients : les sièges de Pepsi Cola, de la SNCF, mais aussi la cafétéria du Crous de Paris ou les halls d'exposition de Viparis », illustre Stéphane Marrapodi. Les cannettes, bouteilles en PET, gobelets en cartons et plastiques collectés, triés et compactés par la poubelle, seront envoyés pour recyclage dans des entreprises locales. Les matières régénérées seront réutilisées en France. Ainsi, Alcan s'est engagé à reprendre l'aluminium pendant trois ans. Canibal peut se montrer ambitieux. Les 625 000 distributeurs de boissons en France génèrent 5 milliards de gobelets, 3 milliards de bouteilles en PET et 1,5 milliard de cannettes. Soit 200 000 tonnes de déchets, à 95 % orientées vers l'incinération ou l'enfouissement. Canibal vise 350 collecteurs installés à la fin juin 2012, et un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros pour la première année d'exercice. L'équilibre économique serait atteint à partir de 400 collecteurs installés.