Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
CLEANTECH

Séverine Kirchner, coordinatrice scientifique de l'Oqai

LA RÉDACTION, LE 19 SEPTEMBRE 2011
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
En quoi l'Oqai est-il unique ? L'Observatoire est un dispositif d'observation des lieux de vie en situation d'occupation pour acquérir des connaissances fiables sur la qualité de l'air intérieur. Si les données sur les matériaux et les équipements obtenues en laboratoire existent, celles mesurées en usage sont rares. Nous disposons d'un budget d'environ deux millions d'euros de fonds publics négocié annuellement. Celui de 2012 est acquis mais au-delà, il est probable qu'il va nous falloir réfléchir à d'autres sources de financement. Tout en maintenant à tout prix notre indépendance. Qu'a produit l'Oqai ? Nous avons commencé par hiérarchiser un millier de polluants de l'air intérieur, par danger potentiel et durée d'exposition selon le lieu de vie. Nous avons mené une campagne nationale Logements entre 2003 et 2005. Elle nous a permis de disposer d'un état de la pollution dans les logements français. Tous les logements sont exposés, aux polluants physiques, chimiques et microbiologiques, mais à des concentrations très variables. Nous avons réalisé également des enquêtes nationales par questionnaires sur les écoles et crèches, les patinoires et les piscines. À quoi servent concrètement ces données ? Notre hiérarchisation des polluants intérieurs a servi aux agences sanitaires nationales pour déterminer des valeurs-guides de référence, qui seront elles-mêmes utilisées par les pouvoirs publics dans la rédaction de réglementations. Ainsi, l'étiquetage des matériaux de construction, obligatoire dès janvier 2012, ou le futur décret sur la surveillance de la qualité de l'air des établissements recevant du public se sont appuyés sur nos travaux. L'industrie s'adapte-t-elle à la mesure de polluants intérieurs ? Il est vrai que pour la campagne Logements de 2003, les appareils disponibles étaient inadaptés en termes de sensibilité, de bruit, de taille et d'autonomie. Aujourd'hui, qu'il s'agisse des industriels de la mesure atmosphérique ou de nouveaux acteurs issus des semi-conducteurs ou de l'électronique, tous progressent. Vous lancez deux nouvelles campagnes dans quelques mois... Nos campagnes sur les écoles et sur les bureaux vont démarrer en fin d'année. La première sur un échantillon de trente écoles sur lesquelles on va mesurer à la fois une série de composés (COV, allergènes, moisissures, particules) et des éléments de confort (éclairement, bruit...). Pour les bureaux, nous visons 300 immeubles dans une première phase, avec ensuite un approfondissement sur un sous-échantillon.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
KOB, la start-up toulousaine qui transforme les déchets de verre en média filtrant performant
KOB, la start-up toulousaine qui transforme les déchets de verre en média filtrant performant
Un média filtrant né d’un sous-produit industriel
Un média filtrant né d’un sous-produit industriel
Comment IFP Energies nouvelles innove pour piéger et détruire les PFAS
Comment IFP Energies nouvelles innove pour piéger et détruire les PFAS
Installations d’eau : la réparation et le réemploi s’imposent face au tout-neuf
Installations d’eau : la réparation et le réemploi s’imposent face au tout-neuf
TOUS LES ARTICLES CLEANTECH
Les plus lus