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Siemens a déjà franchi un cap

LA RÉDACTION, LE 26 SEPTEMBRE 2011
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En plein débat post-Fukushima, l'annonce de Siemens d'arrêter les équipements pour l'industrie nucléaire pourrait ressembler à un coup d'éclat. Elle n'en est rien. Cette décision marque une évolution naturelle du groupe allemand, devenu en quelques années l'un des plus grands spécialistes mondiaux des technologies de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables. Principalement dans l'éolien, avec 9 000 mégawatts (MW) de capacité installée à travers le monde et 7 800 turbines en fonctionnement. Sa division spécialisée dans les énergies renouvelables s'est déjà imposée comme l'un des piliers du groupe. Lors du dernier exercice, achevé fin 2010, elle a dégagé 3,27 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Soit quasiment autant que les équipements pour l'industrie du pétrole et du gaz (4,1 milliards), et près de 5 % des revenus totaux de Siemens. Elle devrait dépasser rapidement les énergies « conventionnelles ». En 2010, les énergies renouvelables sont l'activité du groupe à avoir engrangé la plus forte hausse de nouvelles commandes : +23 %. Elle disposait, à la fin du dernier exercice, d'un carnet de 9 milliards d'euros. Rien que dans l'éolien offshore, pour lequel Siemens se dit le numéro un mondial, la croissance a atteint 50 % en 2009 et autant en 2010. Évidemment, l'accident de Fukushima, et le ralentissement qu'il pourrait entraîner dans les prochaines années sur le marché du nucléaire, ont encouragé la direction à se détourner de l'atome. Mais les comptes de Siemens montrent que le groupe s'était préparé à cette hypothèse depuis plusieurs mois. En 2010, le renouvelable a dégagé 11,3 % de marge opérationnelle, autant que la division pétrole et gaz (11,7 %). C'est certes moins que la branche « énergies fossiles » (15,9 %), qui comprend le nucléaire. Mais, selon les prévisions du groupe allemand, la marge pourrait monter entre 12 et 16 % à moyen terme dans le renouvelable, tandis que celle des énergies fossiles plafonnera autour de 15 %. Le groupe a donc tout intérêt à consacrer ses ressources au développement de sa branche renouvelable. Et si la concurrence y est forte, elle l'est autant que dans le nucléaire... mais avec des perspectives plus prometteuses.


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