Créé par l'État en pleine tempête économique et financière en 2008, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) n'est pas qu'un véhicule destiné à sauver les entreprises fragilisées. C'est surtout un outil de financement durable et responsable. Ses dirigeants ont voulu le réaffirmer en présentant la doctrine ISR du FSI. Une grille d'analyse composée de onze critères a ainsi été dressée. Elle couvre l'emploi « comme sujet majeur et non comme variable d'ajustement », l'utilisation durable des ressources, ou une gouvernance « claire et efficace » dans les entreprises. Selon Yves Barou, conseiller social du FSI, la grille est employée pour étudier chaque investissement potentiel : « Il ne s'agit pas d'une analyse exhaustive et normative, mais plutôt d'un repérage des principaux risques ou opportunités que l'entreprise peut avoir en matière d'ISR. » Une fois ce constat établi, le FSI va identifier avec elle des axes de progrès, dont la réalisation sera suivie par le ou les administrateurs représentant le FSI au Conseil d'administration. À la sortie du FSI du capital d'une entreprise, un bilan doit permettre de mesurer l'efficacité financière de la démarche.