Les industriels de l'éolien ont commencé leur colloque, le 18 octobre, dépités et revendicatifs. Pointant du doigt les contradictions réglementaires et le ralentissement du rythme des projets. Ils l'ont terminé le sourire aux lèvres, suite aux annonces de Nathalie Kosciusko-Morizet. Des mesures de simplification administrative pourraient entrer en vigueur d'ici à la fin 2011 pour « réduire le délai d'instruction à un an maximum, contre deux à quatre aujourd'hui », a-t-elle ciblé. NKM a évoqué un interlocuteur unique pour les procédures ICPE et de permis de construire. « Cette mesure est positive, même si nous devons évaluer précisément son avantage », réagit Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables. « Est-ce que cela va limiter les possibilités de recours ? », s'interroge Nicolas Wolff, président de France Énergie Éolienne. La ministre s'est dite prête « à réfléchir à une simplification de la zone de développement éolien ». Plus sceptique que les industriels, l'avocat Arnaud Gossement préférerait un nouveau cadre juridique : « Les mesures de simplification, trop souvent, compliquent les choses en raison d'interprétations divergentes, de rédactions imprécises et de conditions d'application floues. »