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Stéphane Maureau,président d'Evasol.

LA RÉDACTION, LE 31 OCTOBRE 2011
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Après le moratoire photovoltaïque, comment se porte Evasol ? Evasol se positionne sur les solutions pour l'habitat dans un monde où l'énergie devient précieuse. Pour croître rapidement, nous nous sommes d'abord concentrés sur le photovoltaïque pour le résidentiel. Depuis, nous avons étendu notre offre aux grandes toitures. Fondée en 2007, Evasol a atteint un chiffre d'affaires de 70 millions d'euros en trois exercices, et un effectif de 350 personnes. Mais l'année ne sera pas bonne. Le marché des grandes puissances est sinistré à cause d'un dispositif par appels d'offres dont le délai de traitement est mortifère pour la filière. Les premières décisions officielles n'arriveront qu'en mars 2012, soit un an après la fin du moratoire. C'est trop long. Sur le marché du résidentiel, sous l'effet d'une communication gouvernementale négative, les clients ont désormais un a priori négatif. Le bouche-à-oreille nous a aidés à traverser la tempête : 70 % de nos ventes sont issues, directement ou non, de clients déjà équipés. Mais 2011 sera incontestablement une année de transition. Le premier semestre a été sinistre. Nous sommes dans une phase de reprise. Comment rebondir ? Dans notre plan de développement, nous avions prévu d'enclencher une diversification en 2012. Nous l'avons finalement fait dès l'été 2010. L'élément déclencheur a été la lecture du rapport Charpin-Trink, qui ne présageait rien de bon pour la filière. Evasol s'est donc tourné vers les constructeurs de maisons neuves. Typiquement des PME qui fabriquent 200 à 600 maisons individuelles par an. Nous avons signé une trentaine de partenariats. Avec ces constructeurs, nous concevons des maisons où des panneaux photovoltaïques sont intégrés en standard. Ce marché générera de l'activité pour Evasol à la mi-2012. Et à plus court terme ? Nous avons développé une offre dans les économies d'énergie. Nous proposons des pompes à chaleur air/eau pour remplacer les chaudières au fioul, au propane, voire au gaz. Et air/air pour les clients équipés en tout électrique. Dans tous les cas, Evasol contrôle l'isolation des combles. Dans la grande majorité des cas, elle est nulle ou mauvaise. Nous proposons donc un bouquet pompe à chaleur et isolation des combles. Et souvent l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique. Depuis la mi-2011, nous sommes aussi accrédités Cofrac pour réaliser des diagnostics de performance énergétiques (DPE). Nous ne vendrons pas ce service. Sinon, Evasol serait juge et parti, en tant que prescripteur de recommandations et de solutions. Toutefois, ces DPE nous fournissent des arguments commerciaux. Ces nouvelles offres compenseront-elles la baisse du photovoltaïque ? Oui, et nous en avons déjà la confirmation. Au printemps, Evasol a connu une période de rodage. Mais désormais, nous sommes dans une dynamique analogue à l'année de création de la société. En septembre, les nouvelles offres représentaient 50 % de nos ventes, contre 30 % en juin. Confortés dans notre stratégie de diversification, nous lançons un plan de recrutement massif. Notamment pour l'embauche de commerciaux avec une aptitude à la vente à domicile de produits techniques. Nous allons aussi étoffer nos équipes travaux et bureaux d'études. L'objectif est d'atteindre, sur l'exercice 2012, un effectif de 500 personnes et un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros.


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