Un nouveau rapport confirme la dépendance des écotechnologies à certains métaux, et la chiffre. Il a été réalisé par le JRC (Joint research centre), division scientifique de la Commission européenne. Le JRC a étudié les besoins en métaux, en 2020 et 2030, découlant du plan stratégique pour les technologies énergétiques de l'Union européenne (plan SET). Pour six secteurs : nucléaire, solaire, éolien, bioénergies, séquestration du CO2 et réseau électrique. Pour quatorze métaux, l'approvisionnement a été jugé sensible. En évaluant la probabilité d'une hausse des capacités mondiales de production et les contraintes géopolitiques, cinq ont été identifiés à haut risque : dysprosium, néodyme, tellure, gallium et indium. La vulnérabilité de l'Union européenne dépendra, toutefois, de la composition exacte de son mix énergétique. En particulier des technologies solaires et éoliennes privilégiées. Selon les scénarios, le besoin en tellure, par exemple, représentera en 2020 de 1 à 30 % du volume mondial disponible.