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Énergie : le bras de fer est entamé

LA RÉDACTION, LE 14 NOVEMBRE 2011
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Dans la perspective de la présidentielle, la filière nucléaire a planté ses premières banderilles. Le 8 novembre, le colloque de l'Union française de l'électricité (UFE) s'est ouvert dans une atmosphère nucléo-centrée. « La difficulté est de réconcilier changement climatique, énergie et croissance », a introduit Henri Proglio. Et le président d'EDF de placer l'atome comme le noyau du mix électrique français. Preuve à l'appui : l'UFE a présenté trois scénarios se différenciant par la part du nucléaire en 2030. A priori, ses conclusions sont du pain béni pour l'atome. Sortir du nucléaire signifierait à la fois hausse des émissions de CO2, des prix de l'électricité, des investissements et du déficit commercial. « Votre étude vient confirmer ma conviction », s'est félicité le ministre de l'Énergie Éric Besson. Mais le diable se cache dans les hypothèses. Là où le scénario de Negawatt (lire EMC n° 110) met l'accent sur la sobriété avant de conclure à l'inutilité du nucléaire, l'UFE suppose à l'inverse que la maîtrise de l'énergie sera minime (50 % de l'objectif Grenelle). Et en déduit une « augmentation conséquente des moyens de production thermique » pour accompagner l'électricité de source renouvelable. Autre hypothèse de poids, l'UFE prévoit le transfert des hydrocarbures vers l'électricité dans les usages, en particulier les transports. « Le débat est trop centré sur l'électricité. Il faut l'élargir », a recadré Pierre-Franck Chevet, directeur général de l'Énergie et du Climat au ministère de l'Écologie. Comme dans la démarche Negawatt, où le méthane est le carburant du futur. Un moyen de coupler électricité et gaz pour compenser l'intermittence du renouvelable. Reste à savoir si, lors de la présidentielle, le grand public percevra l'étendue des possibles. Attention à ne pas restreindre le débat à un simple « pour ou contre le nucléaire. Il nous manque ce à quoi ressemblera la France en 2030, puis en 2050 », note Laurence Tubiana, directrice de la chaire développement durable à l'IEP de Paris. Premier élément de réponse : « la question de la réversibilité monte en puissance », glisse Pierre-Franck Chevet. Ou comment, dans l'incertitude, ne pas pénaliser les générations futures.


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