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Un nouveau modèle de collecte apparaît

LA RÉDACTION, LE 28 NOVEMBRE 2011
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Canibal, puis LemonTri. On connaissait les distributeurs automatiques de boissons. Il existe aujourd'hui les collecteurs automatiques de déchets. Plusieurs collectivités, comme le Crous de Paris, ou des entreprises comme Bouygues Telecom, en ont récemment installé dans leurs couloirs, à côté des incontournables machines à café. Ces appareils récupèrent gobelets, cannettes et autres emballages utilisés. Initialement développés par Canibal, plus récemment par LemonTri, ils augurent d'une nouvelle forme de collecte des déchets. Constat de départ : les circuits sans incitation offrent peu de résultats. Ces deux jeunes entreprises récompensent donc ceux qui insèrent leurs déchets dans leurs machines. Pour Canibal, le gain est tiré au sort, comme dans un jeu, lors du dépôt du déchet. Pour LemonTri, il est solidaire : chaque objet collecté rapporte un crédit, qui peut ensuite être consommé sur un site de ventes de produits équitables ou reversé à une association. L'innovation ne porte pas uniquement sur ces collecteurs, capables d'une part de reconnaître la nature du déchet en lisant le code-barres sur l'emballage ou par lecture infrarouge, d'autre part d'indiquer le niveau de remplissage du réservoir pour mieux planifier les collectes. Le modèle économique est également nouveau. Comme pour les loueurs de machines à café, il repose en partie sur les revenus générés par la location de l'appareil : 299 euros par mois, par exemple, pour la machine Canibal. Mais il repose aussi sur la revente des déchets à des recycleurs. Cette seconde source de revenus permet ainsi à LemonTri de financer son système de dons et de cadeaux solidaires. Pour l'instant, les recettes restent marginales. Lancée en 2009, Canibal a ainsi généré un chiffre d'affaires de 300 000 euros en 2010. LemonTri en est à sa première année d'exploitation. Mais rapidement, les revenus devraient progresser au rythme de l'implantation des machines. Canibal vise 6 000 collecteurs installés en France dans quatre ans. Pour accélérer son développement, la société, soutenue par le fonds OTC AM, ouvre actuellement son capital afin de lever un million d'euros.


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