Après avoir vendu l'an dernier sa part dans Gaselys, société commune avec GDF Suez dans le « trading » d'énergie, la Société générale revoit ses positions sur le marché du carbone. D'ici à la fin de l'année, la banque va céder à Rhodia les 50 % qu'elle détenait au capital de leur coenteprise Orbeo. Le montant de l'opération n'est pas précisé. « L'offre CO2 de la banque sera réintégrée au sein de la plateforme énergie en Europe, afin d'offrir à ses clients des solutions combinées CO2, gaz, électricité, charbon et pétrole », assure la Société générale, qui s'engage à réintégrer ses salariés détachés chez Orbeo. Pour la banque, cette opération sonne comme une retraite au moment où le marché du carbone traverse la plus grave crise de sa jeune histoire. À un peu plus de 4 euros, la tonne de CO2 évolue à ses plus bas historiques. Et la dégradation de l'activité économique en Europe, pesant sur le niveau de production des industriels et donc leurs émissions de CO2, risque de renforcer la pression à la baisse. Créée en 2006, Orbeo avait dégagé un bénéfice de près de 15 millions d'euros en 2009. Mais déjà l'an dernier, son résultat avait viré au rouge (3,7 millions). L'année 2011 s'annonce pire encore.