« Avant tout un rassemblement d'individus, qui viennent pour leur compte propre, pas au nom d'organisations. Nous ne sommes pas un syndicat », présente Daniel Bour, président du nouveau « think tank » du secteur photovoltaïque, France Territoire Solaire (FTS). Cette association, dont le noyau dur est composé d'une vingtaine de personnes, vise à nourrir le débat sur l'énergie solaire. Sa création repose sur un constat : le flou des chiffres donnés durant le moratoire. Concrètement, FTS va lancer un observatoire du photovoltaïque, qui publiera ses données tous les trimestres. Il rendra publics « des chiffres vérifiables et opposables », détaille Daniel Bour. Capacités installées, production, coût, liste d'attente avant raccordement, indicateurs de comparaison avec d'autres pays... Lorsqu'il réalisera des estimations, FTS promet de dévoiler ses hypothèses et méthodes de calcul. Dans ce projet, l'association s'est associée au cabinet de conseil Kurt Salmon. « Le photovoltaïque est emblématique des fragilités des politiques publiques et des technologies du futur », estime, chez Kurt Salmon, Céline Alléaume, qui veut « créer les conditions de la transparence et du débat ». Pour cela, « l'observatoire doit être neutre et factuel », insiste Daniel Bour. Première publication en février ou mars 2012.