Aux heures de pointe, 25 % du trafic est lié aux véhicules cherchant une place, générant des émissions de CO2, de NOx et de particules. C'est en partant de ce constat que la ville de Nice a lancé son projet de stationnement intelligent. « L'objectif était d'indiquer à l'automobiliste les places disponibles, en temps réel, ainsi que l'état de la circulation », pose Benoît Kandel, premier adjoint au maire de Nice, également président de la Semiacs, société d'économie mixte en charge du stationnement. La Semiacs est à l'origine du projet, qui repose sur 10 000 capteurs magnétiques sans fil placés dans la chaussée, d'une autonomie de huit ans. Ces capteurs détectent la masse métallique d'une voiture, sans interférences avec les scooters ou les vélos. L'information est alors envoyée en WiFi vers des horodateurs « intelligents » qui vérifient si la place est bien payée - à Nice, le taux de recouvrement du stationnement est seulement de 20 %. Ces derniers informent à leur tour la base de données, qui indique aux automobilistes les places disponibles, via des applications pour smartphone ou par GPS. « Le transfert d'information entre l'horodateur et la base de données sera fait par courants porteurs en ligne (CPL), et ce sera une première cette échelle », précise Benoît Kandel. Un test grandeur nature, mené au cours des derniers mois, a validé la technique. D'ici à juin 2012, 800 capteurs seront installés sur l'une des treize zones de stationnement de la ville, et les informations seront disponibles pour les GPS et les téléphones. Nice investit 13 millions d'euros dans ce projet de stationnement intelligent et prévoit d'amortir cet investissement en deux ans. En 2014, les 10 000 places de stationnement payant seront équipées de capteurs.