L'Insee s'est penché sur l'efficacité du bonus-malus automobile. A lire ses conclusions un constat s'impose : un tel dispositif est difficile à piloter. À court terme, le bonus-malus, dans la formule mise en place en 2008, aurait augmenté les émissions totales de CO2 de près de 170 000 tonnes par trimestre. « Ce résultat s'explique essentiellement par le surcroît de ventes de véhicules neufs, dont la production augmente les émissions », décrypte l'Insee... qui nuance elle-même : « Il est par ailleurs possible que les acheteurs aient en partie surréagi en 2008, en pensant que la mesure ne serait pas pérenne ». Mais sur le long terme, l'estimation de l'impact s'avère « délicate », le dispositif ayant été modifié après 2009 et le chiffrage dépendant d'hypothèses sur la taille du marché automobile et sur les comportements de conduite. Incertitude supplémentaire, le bonus-malus a pu inciter les constructeurs à proposer davantage de modèles moins émetteurs. Un vrai casse-tête.