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Électricité : l'heure du choix

LA RÉDACTION, LE 6 FÉVRIER 2012
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François Fillon a demandé aux ministres de l'Énergie et de l'Écologie des évaluations pour réduire les incertitudes sur les coûts futurs de la filière nucléaire. Cette décision fait suite à la remise, le 31 janvier, du rapport de la Cour des comptes sur les coûts du nucléaire français. Au-delà du bilan comptable, ce rapport relance le débat sur l'arbitrage entre, d'un côté, les coûts de production de l'électricité et, de l'autre, les investissements nécessaires à l'évolution du mix énergétique. Pour le ministère de l'Énergie, « la Cour des comptes confirme que le coût de production électronucléaire est peu sensible aux incertitudes portant sur les charges futures de démantèlement ou de gestion des déchets ». C'est vrai. Mais la Cour a surtout pointé le besoin d'une stratégie explicite, publique et transparente sur le moyen terme. Le parc nucléaire est vieillissant et son renouvellement n'a pas été anticipé. « La France aura dû mal à ne pas prolonger ses réacteurs », juge Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes. Compte tenu des investissements en jeu et de la réalité industrielle, la Cour ne voit que deux options. Soit « faire durer nos centrales au-delà de 40 ans », estime Didier Migaud. Ce qui ne mettrait pas fin au débat. Faire fonctionner les réacteurs jusqu'à 50 ans supposerait, notamment, le lancement de six EPR d'ici à 2030 pour maintenir la production nucléaire à son niveau actuel. Montant de la facture : 30 à 36 milliards d'euros. « Il faudrait s'interroger sur les conditions industrielles », pointe le rapport de la Cour. Soit, deuxième option, « faire évoluer significativement et rapidement le mix énergétique vers d'autres sources d'énergie ou vers un effort accru d'économies d'énergie », poursuit Didier Migaud. Pour trancher, le ministère de l'Énergie renvoie vers la prochaine programmation pluriannuelle des investissements. La Commission Énergie 2050 travaille actuellement à « l'évaluation des différents scénarios envisageables », précise le ministère. Reste à savoir sur la base de quels critères.


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