Depuis le 1er janvier et jusqu'au 31 mars, EDF et Veolia Eau Centre Ouest testent la capacité de deux stations d'épuration et deux usines d'eau potable à moduler leur consommation électrique. Objectif : réduire leur appel de puissance pendant les pics de consommation en hiver. C'est la réponse d'EDF au pacte électrique breton. La Bretagne produit moins de 10 % de son électricité et l'industrie en consomme 25 %. Durant les heures de pointe le matin - de 7 h à 13 h - et le soir - de 18 h à 20 h, Veolia décalera ses consommations. L'effacement durera entre deux et quatre heures sur des installations d'une puissance supérieure à 250 kW. « EDF nous prévient la veille et nous jouons, en ce qui concerne l'eau potable, sur la capacité de stockage des réservoirs. Pour les stations d'épuration, nous augmentons l'aération des bactéries, puis nous l'arrêtons pendant deux heures maximum » décrit Guy Randon, directeur technique de Veolia Eau Centre Ouest. Première nationale, cette expérimentation devrait permettre d'abaisser la puissance de 1,6 MW. Veolia estime le potentiel sur ses 80 installations des Régions Bretagne, Centre et Pays de la Loire à 40 MW.