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La filière marine se structure

LA RÉDACTION, LE 13 FÉVRIER 2012
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
La première convention Thétis sur les énergies marines renouvelables est à peine terminée - elle s'est déroulée à Bordeaux en janvier - qu'une deuxième édition est déjà programmée à Brest en 2013. Surtout, la Bretagne prépare une feuille de route de coopération avec la région Aquitaine. « Il semble bien loin le temps où l'on se retrouvait avec seulement quelques PME pour parler des énergies marines », sourit Michel Paillard, de l'Ifremer, l'un des initiateurs du projet Ipanema (Initiative partenariale nationale pour l'émergence des énergies marines). L'objectif de cette structure lancée en 2008 était de favoriser l'émergence d'une filière industrielle et scientifique. Il est en passe d'être atteint. Le projet France énergies marines (FEM) est actuellement candidat au titre d'Institut d'excellence d'énergie décarbonée (IEED) dans le cadre des investissements d'avenir. C'est un peu « le bébé d'Ipanema » selon Isabelle Thomas, vice-présidente du conseil régional de Bretagne. Le soutien financier attendu pour FEM s'élève à 43 millions d'euros pour un budget total de 142 millions d'euros sur dix ans. Consortiums d'entreprises (9 grands groupes et des PME), collectivités territoriales, organismes de recherche et d'enseignement supérieur... Le projet regroupe 54 partenaires publics et privés. Cette plateforme basée à Brest prévoit de développer deux sites à terre (Nantes et Toulon) et cinq en mer : deux pour l'éolien flottant (Fos et Groix), un pour les solutions houlomotrices (premiers travaux prévus au Croisic en juin prochain), un pour l'hydrolien en mer (Bréhat adossé au projet d'EDF) et un autre en estuaire (Bordeaux). Ces trois derniers sont d'ailleurs déjà en construction. « L'objectif sera de tester, puis de valider les démonstrateurs », précise Yann Hervé de Roeck, chef du projet. Il s'agira aussi de mener des programmes de recherche sur des questions communes (comportement des structures en mer, impacts sur l'environnement...) et d'établir un cahier des charges sur les besoins en formation et en personnel. Les cinq projets de prototypes retenus en 2010 dans l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) énergies marines de l'Ademe ont incontestablement donné un coup d'accélérateur à la filière. Côté hydroliennes, l'ingénieriste Sabella s'est associé à Veolia Environnement, Direct Energie, l'Ifremer et le Bureau Veritas, tandis que le projet Orca regroupe Alstom, EDF, STX, le Cetim et l'École centrale de Nantes. Deux autres portent sur les éoliennes flottantes : Winflo (Nass&Wind avec DCNS, Vergnet, l'Ifremer et l'Ensta Bretagne) et Vertiwind (EDF-EN et Technip). Enfin, le projet houlomoteur S3, confidentiel à ce jour, est porté par la société SBM Offshore France associée à l'Ifremer et à l'Ecole centrale de Nantes. Tous ces projets ont été contractualisés à la fin de l'été dernier. Sans oublier le projet d'hydrolienne mené par EDF à Bréhat. Il réunit trois acteurs importants de la filière. DCNS a fabriqué les pales, le tripode, a assemblé l'hydrolienne et a pris une participation de 8 % dans OpenHydro, la société irlandaise qui a réalisé la turbine. La barge de transport a par ailleurs été fabriquée chez STX, à Lorient. Alors que les projecteurs sont tournés vers l'éolien offshore, les autres technologies marines sont déjà passées à la phase concrète. Ainsi, la région Bretagne a anticipé la mise en place de filières, tant à l'amont qu'à l'aval. « Côté formation, un premier master spécifique a ouvert ses portes à l'Ensta de Brest à la rentrée dernière. La Région a également lancé une étude sur les zones portuaires et investit 136 millions d'euros pour construire un polder capable d'accueillir des machines à Brest », signale Isabelle Thomas. Preuve que la filière se structure, « depuis un an, les nouveaux projets ne portent plus sur la technologie, mais sur l'exploitation », note Stéphane Alain Riou, directeur adjoint du pôle de compétitivité mer Bretagne. Un énorme marché de maintenance et de réparation se profile pour les chantiers navals. Les ports peuvent déjà s'y préparer.


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