Theolia est prêt à passer à l'offensive. « Nous sommes en position de racheter des projets éoliens à des sociétés en difficulté à cause de la crise », affirme Fady Khallouf, son directeur général. Le développeur, constructeur et opérateur de parcs éoliens - au bord de la faillite en 2010 - s'est refait une santé. « L'entreprise avait crû par acquisitions. Elle était devenue une holding financière, sans recherche de synergies entre ses filiales », diagnostique Fady Khallouf. En deux ans, Theolia a assaini sa trésorerie en devenant « un groupe intégré, avec partage des expériences, mutualisation des expertises, optimisation des achats », un préalable incontournable pour se développer sans explosion des coûts. Résultats : 306 MW de projets sont aujourd'hui détenus en propre, 600 MW gérés pour compte de tiers et une centaine ont obtenus les autorisations administratives, dont 15 MW sont déjà en chantier. La nouvelle stratégie du groupe repose sur deux piliers. D'abord, « ne pas être des promoteurs immobiliers de l'éolien », insiste Fady Khallouf. Pour ne pas lier son activité aux cycles administratifs et réglementaires, Theolia a choisi de ne pas se contenter du développement et de la construction de parcs. La vente d'électricité est devenue la priorité pour disposer de revenus avec des marges garanties et récurrentes. Ensuite, plutôt que de multiplier les augmentations de capital pour financer le développement, Theolia préfère s'appuyer sur des partenaires. Notamment avec la création du véhicule d'investissements TUIC (voir EMC 117), dont la première opération a été réalisée en décembre dernier avec un projet en France de 15 MW.