Un modèle économique subventionné n'est pas durable. À partir de ce postulat, Axiosun, une entreprise des Bouches-du-Rhône, développe « une solution photovoltaïque à faible coût, adaptée aux pays à fort ensoleillement et en grande partie fabriquée localement », résume Ludovic Deblois, président de SunPartners, sa maison-mère. Axiosun a misé sur une technologie à basse concentration. Une structure en acier galvanisé supporte un miroir parabolique en aluminium, qui réfléchit les rayons du soleil sur un module photovoltaïque. D'une longueur de 1,2 m et d'une largeur de 10 cm, ce module est en silicium monocristallin. « Mais nous avons travaillé les cellules pour qu'elles aient un bon rendement sous concentration. Nous concentrons 15 fois les rayons du soleil, contre 700 pour Soitec », évoque Philippe Monteillier, directeur général d'Axiosun. L'ensemble suit la course du soleil sur un axe grâce à une horloge astronomique. Axiosun vise des fermes au sol jusqu'à la dizaine de mégawatts (MW). « Là où la haute concentration de Soitec, par exemple, cible plus de 20 MW », distingue Philippe Monteillier. Le fabricant vise un coût du kilowattheure inférieur à 10 centimes d'euros d'ici à trois ans. « Notre technologie est déjà 20 % moins chère que le photovoltaïque standard », se réjouit Philippe Monteillier. Il mise aussi sur son évolutivité. Sa solution offrira la possibilité de remplacer le module par un autre plus performant tout en laissant l'ancien pour qu'il continue à produire. Un premier pilote de 3 kW fonctionne à Saint-Cannat, dans les Bouches-du-Rhône. Un deuxième est en cours d'installation au Maroc.