Comment se porte le marché des onduleurs ?
Notre offre couvre une gamme de 2 kW à 1,3 MW et l'ensemble des segments : résidentiel, installations agricoles, centrales au sol... En 2010, notre activité se répartissait sur ces marchés. Mais le moratoire photovoltaïque a modifié l'équilibre au détriment du résidentiel, qui n'était pourtant pas concerné. En revanche, il a eu un effet dopant sur les plus grosses centrales. Les porteurs de projets ont eu un délai restreint pour les achever, mobilisant ainsi toute la chaîne de valeur. Au final, SolarMax a connu une croissance de 15 % en 2011 en France. Aujourd'hui, une dynamique subsiste grâce à la file d'attente, qui continue à alimenter le marché en projets. Mais 2012 sera plus difficile. La commission de régulation de l'énergie dispose de quatre mois pour livrer ses recommandations sur l'appel d'offres conclu en février. Quand le gouvernement prendra-t-il ensuite sa décision ?
En ces temps incertains, comment se différencier des concurrents ?
Les fabricants asiatiques n'ont pas encore d'offre de qualité équivalente. Nos concurrents sont avant tout européens, SMA étant de loin le numéro un. Un onduleur est le coeur d'une installation photovoltaïque. Il assure la qualité de l'électricité produite. C'est un composant très surveillé par les financeurs de projets. Un client s'engage donc sur la durée avec un fort besoin de service après vente. SolarMax dispose aujourd'hui de onze personnes en France. Nous allons en recruter une douzième pour le service après vente dans le Sud-Ouest. Au début 2012, nous avons étendu de 2 à 5 ans la garantie initiale des onduleurs centraux, supérieurs à 15 kW. L'an passé, nous avions déjà étendu nos garanties pour les onduleurs de branche, inférieurs à 15 kW : pour une garantie initiale de 5 ans, il est désormais possible d'acheter des extensions jusqu'à 25 ans, contre 12 auparavant. Et au niveau matériel ?
Nous revendiquons la qualité suisse, mais voulons proposer des produits avec une perspective : la réduction des coûts. Même si le prix des onduleurs baisse moins vite que ceux des panneaux, c'est la tendance du marché. En avril, nous allons lancer deux nouveaux produits : pour les projets de 100 kW, nous déclinons nos onduleurs de 13 et 15 kW. Ils ont aujourd'hui trois systèmes de suivi du soleil, pour les toitures possédant plusieurs inclinaisons. Mais pour certaines, deux suffisent. À performance égale, ils seront moins chers... et moins lourds pour les installateurs.