Alstom doit inaugurer le 19 mars le premier exemplaire de son éolienne offshore de 6 MW en présence du ministre de l'énergie Éric Besson. Son installation est en cours de finalisation au Carnet, en Loire-Atlantique. Cette unité est érigée à terre pour des contrôles, la première installation en mer étant programmée pour l'automne, au large de la Belgique. Pour la suite, Alstom prévoit une fabrication en série en 2014. « Nous nous attendons à une croissance moyenne du marché éolien mondial de 10 % par an dans les années à venir. Dont l'offshore, qui atteindra 32 % par an en moyenne, lorgne Jérôme Pécresse, président de la division Énergie renouvelable d'Alstom. D'ici à dix ans, quand les marchés chinois et américains auront démarré, le quart des installations mondiales dans l'éolien seront en mer. En Europe, nous pensons même que ce sera 40 %. » Alstom ne se contentera donc pas de l'appel d'offres français. Il promet néanmoins une machine fabriquée à 100 % dans l'Hexagone. « Il faut nous laisser le temps de qualifier les fournisseurs », précise Pascal Girault, directeur de l'usine temporaire d'Alstom, qui fabrique les premières unités. « Certaines compétences n'existent pas encore en France », ajoute-t-il. Ainsi, la fonderie peut aujourd'hui venir d'Espagne ou d'Asie. Un partenariat est déjà prévu avec le danois LM pour la fabrication des pales à Cherbourg. Pour la génératrice, un accord a été conclu avec Converteam, filiale de General Electric. Les fournisseurs des tours et des fondations, eux, restent à choisir. À noter parmi les projets d'Alstom : la reconversion des employés du chantier EPR de Flamanville, notamment des profils mécaniciens et électriciens.