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« Accélérer la commercialisation de matières bio-sourcées »

LA RÉDACTION, LE 26 MARS 2012
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Quel objectif s'est fixé Ifmas ? L'institut cible toute la filière de la chimie du végétal : semences, extraction de matière végétale, formulation chimique, recyclage, analyse de cycle de vie... La réforme de la politique agricole commune se profile et, avec elle, le besoin de diversifier les débouchés de l'agriculture. Mais notre créneau est surtout de trouver une alternative aux ressources fossiles. Ifmas vise à augmenter les taux d'incorporation en matières bio-sourcées. Aujourd'hui, la chimie du végétal respecte des cahiers des charges dans le secteur de l'emballage. Nous voulons étendre les applications à l'électronique, à l'automobile, à l'aéronautique... Et améliorer les performances techniques des matériaux. Pourquoi avoir créé un institut ? Ifmas regroupe deux types de partenaires. Les porteurs du projet d'une part. Cinq sont des acteurs privés : le semencier Florimond Desprez, le transformateur d'amidon Roquette, le spécialiste des peintures industrielles Mâder, le pôle de compétitivité Maud et le centre de recherche et d'essais dans les plastiques innovants biosourcés (Crepib), qui doit démarrer à la fin de l'année. Et six sont des acteurs scientifiques publics : Inra, CNRS, Mines de Douai, Ecole nationale supérieure de chimie de Lille, l'Université Lille 1 et l'Université d'Artois. D'autre part, Ifmas comprend un club d'adhérents, une douzaine à ce jour. Il est ouvert à des sociétés privées, des fédérations professionnelles - comme les industriels de la plasturgie - et des pôles de compétitivité. Ce club est surtout composé de prescripteurs ou d'utilisateurs en aval de la filière des plastiques et des peintures, comme Schneider Electric. La plupart de ces acteurs se connaissaient, voire collaboraient. Mais souvent dans des relations bipartites. Avec Ifmas, la grande nouveauté est d'adopter une approche multipartenaire. C'est un institut de recherche au service de la création d'une filière. Quelle différence avec un pôle de compétitivité ? Ifmas sera basé à Villeneuve d'Ascq. Il bénéficiera d'une dotation de l'État de 30,8 millions d'euros et devrait démarrer à la fin de l'année ou au début 2013. Si les pôles de compétitivité mettent déjà en réseau des acteurs économiques et publics, ils n'ont pas véritablement de moyens. Leurs projets sont certes soutenus par le Fonds unique interministériel et l'Agence nationale de la recherche. Mais ils sont limités dans le temps. Le grand intérêt d'un institut d'excellence est de créer une structure juridique à part entière. Cette formule va permettre de multiplier les projets et de les pérenniser dans le temps. Quel intérêt y trouve l'industriel Roquette ? En fin d'année 2011, Roquette a démarré un atelier consacré au Gaïalene, une gamme de matière première plastique à base d'amidon. Il se positionnera entre la démonstration du concept et la production. L'institut Ifmas sera un moyen de démultiplier nos efforts de recherche et de gagner en rapidité pour la mise sur le marché de nos produits. À l'international, des acteurs mènent des travaux sur la chimie du végétal en Allemagne, aux Pays-Bas, aux USA, en Asie... Mais jamais de façon intégrée. Dans Ifmas, nous associons, par exemple, les plasturgistes pour passer très vite des laboratoires à la commercialisation.


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