Afin de traiter ses eaux de ruissellement comportant des dégivrants, l'aéroport d'Orly a lancé la construction d'un premier marais filtrant de 6 500 m². Il devrait être opérationnel en 2013. Pour que les avions puissent décoller en hiver, les aéroports utilisent des dégivrants : du monopropylène glycol et des formiates de potassium et de sodium. « Généralement, les eaux de ruissellement des parkings avions sont récupérées, plus rarement celles des pistes. Seul l'aéroport de Bâle-Mulhouse est équipé de filtres plantés et ceux de Roissy, Orly et Toulouse disposent d'un système de traitement des eaux pluviales », détaille Benoît Mars, chef de la subdivision eau du service technique de l'aviation civile (STAC). Mais l'hiver, les polluants se dégradent très lentement et il faut des bassins de stockage énormes, ce qui crée non seulement des problèmes fonciers, mais également de sécurité aérienne (effet miroir, collision avec les oiseaux d'eau, etc.). Les premiers essais de biodégradation ont été menés en laboratoire dès 2007, puis à l'aéroport d'Orly de 2008 à 2010. « Nous avons placé des plots de 1 m3 végétalisés en amont de la lagune. Au final, l'objectif d'abattre 80 % de la charge organique a été atteint », a constaté Benoît Mars.