Le ralentissement de l'activité industrielle un peu partout en Europe se fait ressentir chez Suez Environnement. Le groupe de traitement des déchets a constaté une baisse des volumes au premier trimestre. En Europe, ils ont baissé de 200 000 tonnes en trois mois, dont les deux tiers en raison de la crise économique. Le dernier tiers s'expliquerait, selon l'entreprise, par les mauvaises conditions climatiques qui ont sévi un peu partout sur le continent au premier trimestre. Conséquence, le chiffre d'affaires de Suez Environnement dans le traitement des déchets en Europe n'a progressé que de 1,2 %, à 1,6 milliard d'euros. Sans la hausse imposée des tarifs pour l'incinération des déchets, notamment en France, les facturations trimestrielles auraient certainement baissé. L'an dernier, à la même époque, le groupe affichait une croissance de son chiffre d'affaires dans les déchets de 12,9 %.
Ce coup de frein devrait se solder par un repli du résultat opérationnel de l'activité déchets sur cette période. Et si selon la direction du groupe les volumes sont revenus à la normale depuis le mois de mars, ce ralentissement va nécessiter de nouvelles mesures d'économies. « Nous avons dit en début d'année que nous ferions 110 millions d'euros d'économies en 2012. Évidemment, nous allons devoir faire légèrement mieux pour atteindre nos objectifs à la fin de l'année », a reconnu Jean-Marc Boursier, le directeur financier de Suez Environnement. L'objectif cumulé du plan d'économies triennal avait déjà été relevé en février à 360 millions, contre 300 millions annoncés en 2010. Le groupe a déjà réduit de 250 millions d'euros sa structure de coûts. La nature des nouvelles sources d'économies n'a pas encore été précisée par le groupe. Ces efforts supplémentaires visent à tenir les objectifs financiers, à savoir une stabilité des ventes et du résultat opérationnel par rapport à 2011. Ces prévisions reposent sur l'hypothèse d'une stabilité du PIB en Europe et des volumes de déchets traités par le groupe. Un nouveau coup de frein dans les prochains mois pourrait remettre en cause cet objectif et faire baisser les résultats 2012, une première depuis la crise de 2009.