Après la hausse en 2010 des émissions de gaz à effet de serre de l'Union Européenne (voir EMC n° 138), l'AIE dresse un constat similaire au niveau mondial pour 2011. Les émissions globales de CO2 issues des énergies fossiles ont atteint un record de 31,6 milliards de tonnes. Soit une hausse de 3,2 % en un an. Le charbon compte pour 45 % de ces émissions, le pétrole pour 35 % et le gaz naturel pour 20 %. Ce bilan est à comparer au palier de 32,6 milliards de tonnes. Il est en passe d'être atteint alors qu'il avait été fixé par l'AIE pour... 2017. C'est la cible pour conserver à cette échéance une probabilité de 50 % de ne pas dépasser une hausse de 2 °C de la température moyenne terrestre. « Autant de nouvelles preuves que la fenêtre pour rester sur la trajectoire de 2 °C s'apprête à se fermer », déplore Fatih Birol, chef économiste à l'AIE. L'Union Européenne est la troisième région du monde la plus émettrice, derrière la Chine et les États-Unis. L'Inde a dépossédé la Russie de la quatrième place.