Derichebourg est étranglé financièrement. Une réflexion a été engagée par la direction et pourrait se solder par la vente d'une des trois activités du groupe : collecte et recyclage des déchets, services aux entreprises et services aéroportuaires. Censée à l'origine améliorer la résistance aux soubresauts économiques, cette organisation n'a pas apporté les synergies espérées. Au cours des neuf premiers mois de l'exercice, le chiffre d'affaires du groupe a baissé de 5,3 %, à 2,67 milliards d'euros, et son excédent brut d'exploitation a chuté de plus de 25 %. Conséquence, De-richebourg peine à faire face à ses obligations. Fin mars, le groupe supportait une dette nette de 800 millions d'euros. Certes, il a obtenu de ses banques une dispense de crédit, lui permettant de lever un peu la pression. Mais ce répit n'est que temporaire et le contraint à payer une marge de crédit bancaire de 3,2 % contre 0,95 % initialement. La cession d'une de ses divisions lui permettrait de trouver des liquidités pour le remboursement de sa dette. La reprise de l'activité ne devrait pas intervenir avant de longs mois.
www.derichebourg.com