Le projet Bretagne mobilité augmentée (BMA) a été lancé, le 5 septembre, à Rennes. Il a été labellisé par l'Ademe au titre du programme « véhicules du futur » et de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) « déplacements quotidiens des personnes et acheminement final des marchandises ». D'une durée de trois ans, BMA dispose d'une aide de l'Ademe de 3,8 millions euros sur les 12 millions nécessaires. Son objectif ? Expérimenter et évaluer à grande échelle des solutions et/ou pratiques de mobilité. C'est une réflexion en 2006 sur les mutations sociétales, pour anticiper les évolutions, qui a donné naissance au projet. « Nous avons commencé par l'automobile. Nous étions donc prêts dès janvier 2011 pour répondre à cet AMI », explique Jean-Luc Hannequin, directeur délégué à la stratégie et à l'innovation à la CCI de Rennes. Un travail a notamment été effectué avec La Poste (introduction des véhicules électriques), le Pays d'Aubigné (5 500 personnes parcourent tous les jours 30 km pour aller à Rennes), la société d'abattage de viande Jean Rozé (90 % des 1 000 salariés venant en voiture)…? « Covoiturage, télétravail, etc. Toutes les solutions existent déjà, mais il s'agit de changer d'échelle pour obtenir des impacts réels », juge Jean-Luc Han-nequin. Concrètement, les 37 membres de BMA vont travailler à 18 démonstrateurs regroupant 8 familles d'activités :industrielle, bancaire, bâtiment et travaux publics, tertiaire, distribution, tourisme, territoires et vie quotidienne. Un système d'aide à la décision modélisera les bonnes pratiques et des modules de formation seront programmés « pour faire de la Bretagne un laboratoire vivant de la mobilité », espère le directeur délégué. www.bma-mobilite.co