Coup sur coup, Mia Electric réalise deux premières :l'ouverture d'une boutique et une participation au Mondial de l'automobile (dans les deux cas à Paris). Incontestablement, Mia cherche à séduire. « Il n'y a pas que pour Renault et PSA que les véhicules se vendent moins bien que prévu », reconnaît Edwin Kohl, son P-DG. Au Mondial, qui se déroule du 29 septembre au 14 octobre, le constructeur mettra huit exemplaires de sa voiture électrique à disposition pour des essais. Objectif ? Atteindre l'équilibre financier en 2013. Il faut pour cela vendre 400 unités par mois dans le monde, contre seulement 60 à 70 aujourd'hui. Pour monter en puissance, le constructeur cherche à enclencher un cercle vertueux :vendre davantage pour augmenter ses volumes de production, réduire le prix unitaire, vendre davantage, etc. Une Mia Electric coûte actuellement 13 000 euros à un particulier. « Il nous faut augmenter les volumes pour diviser ce prix par deux, batteries comprises », cible Edwin Kohl. Mia déploie donc son réseau en Europe, en Amérique du Sud, et cherche un distributeur en Asie. Pour convaincre la clientèle, l'entreprise mise pour l'instant sur le prix à l'usage :« Avec une Mia Electric, vous roulez 100 km pour un seul euro », se différencie Edwin Kolh. En attendant, pour équilibrer ses comptes, l'entreprise vend son savoir-faire en ingénierie en livrant des usines clés en main. Et pour garder un temps d'avance, elle prépare déjà la version 2 de la Mia, qui pourrait être équipée de la climatisation en 2013.