Après plus de 1 500 vols expérimentaux avec du biokérosène, l'aéronautique vise l'industrialisation des procédés de production, via le projet Probio3, qui vient de démarrer. Pour y parvenir, Probio3 dispose des fonds nécessaires (24,6 millions d'euros), du temps (huit ans) et de l'expertise de seize partenaires, dont l'Inra, Airbus, EADS, Tereos, Sofiproteol, IFP EN, etc. Soutenu au titre des investissements d'avenir, le projet doit identifier les ressources renouvelables agricoles non-alimentaires qui seront transformées par des micro-organismes en lipides, puis en kérosène. « Un démonstrateur de plusieurs mètres cubes sera construit, fin 2013, chez Tereos », précise Yohan Allouche, responsable du programme de recherche chez Airbus. Dans trois ans, un bilan technico-économique décidera de la poursuite du projet vers un démonstrateur. Probio3 complète le dispositif de recherche sur les biocarburants, après Futurol, pour la production de bioéthanol, et BioTfuel, pour celle de biogazole et de biokérosène par des voies chimiques.