Printemps 2014. À cette date, Autolib, le service francilien d'autopartage de voitures électriques du groupe Bolloré, devrait être rentable. Un point d'équilibre atteint avec quasiment quatre ans d'avance sur le plan initial, même si la direction du groupe avait déjà espéré au printemps dernier des premiers bénéfices dès 2015. Actuellement, Autolib compte un peu plus de 30 000 utilisations hebdomadaires en augmentation d'environ 5 % par semaine. Chaque personne fait une douzaine de kilomètres, un peu moins d'une heure, et dépense à peu près 10 euros. Ce rythme permettrait de couvrir les coûts annuels de fonctionnement du service, 50 millions d'euros, à la mi-2014. Actuellement 1 750 voitures électriques sont en service mais le parc devrait être porté à 3 000. Profitant de cette vitrine, Bolloré s'attaque au marché des particuliers en proposant ses Bluecar via un contrat de location longue durée. Un service pour les entreprises doit également être lancé dans les prochains jours. Au total, en comptant le développement de son activité de batteries électriques, le groupe Bolloré a dépensé 1,7 milliard d'euros en investissements et en charges opérationnelles dans le développement de cette activité.