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Les hydrocarbures pour combler les déficits ?

LA RÉDACTION, LE 15 OCTOBRE 2012
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L'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen) a publié une étude anticipant une hausse de 13 % des dépenses des compagnies pétrolières et gazières en exploration-production entre 2011 et 2012. 2013 devrait se poursuivre sur la même tendance, avec une dépense attendue de 723  milliards de dollars. Curieusement, au-delà des eldorados brésiliens ou est-africains, les gisements européens aussi reflètent ce dynamisme. Or on les disait soit moribonds (pour ceux de la mer du Nord, en voie d'épuisement), soit inaccessibles (comme le projet gazier de Ch-tokman, en mer de Barents, reporté aux calendes grecques). En réalité, le Vieux Continent est en train de redécouvrir une chose : produire ses propres hydrocarbures lui procure des recettes, fiscales et commerciales. Ainsi, sitôt annoncée la découverte d'un important gisement de gaz au sud de la Crète, Athènes s'est empressée d'y voir un moyen de combler son déficit public abyssal, qui atteint 132  % du PIB. Et tant pis pour les émissions de CO 2 et le verdissement des mix énergétiques. La Grèce, future Norvège de la Méditerranée ? Le raisonnement vaut aussi pour le pétrole guyanais, dont les recettes iraient en partie à Bercy, et pour les gaz de schiste britanniques. Paradoxalement, cette tendance se dessine alors qu'à l'autre bout de la chaîne pétrolière, en l'occurrence à la pompe, les États se sont fiscalement saignés. Ainsi Bercy a-t-il détaxé le litre de carburant à hauteur de trois centimes, pendant trois mois. Mais, à l'expiration de la mesure, le retour à la normale se fera durement sentir. Non seulement la détaxation prendra fin, mais le prix du pétrole aura encore augmenté, à la faveur de signaux négatifs pour les marchés, comme la réélection de Hugo Chavez au Venezuela. La défaite du candidat libéral à la présidentielle du 7 octobre enterre en effet l'espoir d'une augmentation de la production de pétrole dans ce pays membre de l'Opep, augmentation qui aurait pu détendre les cours. Vu comme cela, c'est une raison de plus, pour les pays européens au budget déficitaire, de produire leurs propres barils.


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