La Région Pays de la Loire profite du lancement prochain du deuxième appel d'offres éolien offshore pour s'autoproclamer « région-capitale des énergies marines renouvelables » (EMR). Son président, Jacques Auxiette, est venu en faire la promotion à Paris, au-delà du projet éolien d'Yeu-Noirmoutier que préparent EDF et Alstom. « Nous assistons à une vraie mobilisation des acteurs industriels, institutionnels et académiques », dit-il. Il est vrai qu'avec DCNS, STX, Rollix-Defontaine ou Alstom avec sa future usine de nacelles, la Région dispose de solides compétences manufacturières. Le Grand port maritime de Nantes, qui met 14 hectares et 80 millions d'euros à disposition d'Alstom pour son site à Saint-Nazaire, ajoute à cela des compétences logistiques. Le tissu de PME s'est structuré autour du cluster Neopolia, lequel a sollicité des fonds du Grand Emprunt via Oseo. Côté R&D, l'école Centrale de Nantes et son célèbre bassin à vagues complètent le tableau. « On ne fait pas d'EMR en partant de rien. Alstom est le donneur d'ordre structurant de la filière ; il le sera d'autant plus, une fois rapatriées les 200 personnes de son pôle R&D actuellement basées à Barcelone », apprécie Christophe Clergeau, vice-président chargé du développement économique. Mais la Région ne met pas tous ses œufs dans la même nacelle, fût-ce celle d'une éolienne flottante, technologie la plus pertinente dans cette région aux fonds marins plongeants. Houlomotricité et ETM (énergie thermique des mers) font aussi partie des filières maison, l'hydrolien étant en revanche exclu… faute de courants.