Bon ou mauvais accord ? Le 16 octobre, le Conseil de Paris a adopté sa nouvelle charte de la téléphonie mobile. Les élus écologistes ont voté pour mais des associations l'ont aussitôt critiqué, tout comme l'eurodéputée Europe-Ecologie Michèle Rivasi. Les opérateurs, eux, semblent satisfaits puisqu'il anticipe le déploiement de la 4 ème génération de norme en matière de réseau mobile (4G). La charte fixe les niveaux maximum d'exposition de la population aux ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais. Paris est l'une des rares villes à imposer de tels seuils. Le niveau maximal est de 5 volts par mètre pour la 2G et la 3G, et de 7 volts par mètre pour la future 4G. Pour Mao Peninou, l'élu rapporteur du texte, l'exposition aux ondes devrait diminuer dans Paris. Mais les seuils d'exposition ont un prix. « Pour abaisser le niveau de champ d'exposition maximal, il y a nécessité d'augmenter le nombre d'antennes », précise la charte. Soit 10 % d'antennes supplémentaires, ce qui portera leur nombre à 2500 dans Paris.