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Des batteries au ralenti

LA RÉDACTION, LE 22 OCTOBRE 2012
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Tout un symbole. A123 Systems était considérée comme l'une des entreprises les plus prometteuses dans l'industrie des batteries pour véhicules électriques. Mais l'américain vient de se placer sous la protection de la loi sur les faillites. Un projet, controversé outre-Atlantique, de reprise par le chinois Wanxiang n'a pas pu aboutir. C'est un nouveau coup dur pour le système de subventions publiques des États-Unis en faveur des « cleantechs », à travers lequel 249 millions de dollars avaient été promis à A123 Systems pour développer son usine du Michigan. A123 n'est pas un cas unique. Ses mésaventures illustrent parfaitement les difficultés des industriels à trouver le bon modèle économique et la meilleure technologie de batteries. Un peu plus tôt dans l'année, c'est ainsi Ener1 – également soutenu par l'État fédéral – qui avait déjà mis la clé sous la porte. Certes, le marché automobile mondial subit de plein fouet la crise économique. Elle ne favorise pas le développement et la vente de nouveaux modèles de véhicules, a fortiori pour des technologies émergentes. Ainsi, aux États-Unis, seulement 50 000 voitures électriques ont été vendues depuis 2011. Ce volume ne représente que 5 % de l'objectif fixé par le gouvernement à l'horizon 2015. Mais A123 Systems paie aussi les conséquences des difficultés technologiques rencontrées sur les produits fournis au constructeur Fisker. Avant sa mise en redressement judiciaire, A123 Systems a même essuyé quatorze trimestres consécutifs de pertes. Dans ce contexte difficile, seuls des groupes aux reins plus solides peuvent assurer les investissements nécessaires à l'industrialisation de nouvelles batteries. D'où une forte concentration du secteur. Une partie des actifs d'A123 Systems sera d'ailleurs reprise par Johnson Controls, l'ancien partenaire du français Saft. Selon les analystes de Morgan Stanley, Johnson Controls devrait être en mesure d'amener l'activité à l'équilibre en appuyant les actifs repris sur sa propre chaîne de production. L'opération devrait également lui permettre de combler son retard dans les batteries pour véhicules dits « start and stop ».


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