Le ministère de l'Écologie étudie bien des scénarios alternatifs à la mise en concurrence des concessions hydroélectriques. « L'amélioration des performances des ouvrages passe par une refonte profonde des contrats », expliquait Antoine Pellion, chef du bureau production électrique de la DGEC, lors d'une conférence organisé par Euracti'v. Delphine Batho avait clairement exprimé son opposition à une libéralisation des barrages français, lors d'une audition devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale (voir EMC n° 154). Cette incertitude, qui ne sera pas levée avant le débat sur la transition énergétique prévue au premier semestre 2013, paralyse les investissements des exploitants actuels, EDF et GDF-Suez, dont 16 contrats arriveront à échéance d'ici à 2015.